IURE INIUSTAS*
Injustes prétentions
De secrètes blessures peu à peu, s’entrouvrent ;
D’elles, parfois, giclent peur, inhibitions ;
La rage paulienne en ces exactions
Dupe la gent paumé ; alors, elle se couvre
D’un linceul mité, un long haubert fripé,
Ensuite, s’apitoie sur les années perdues,
Les printanières fêtes hors la sente ardue
Empruntée d’ignorants qui s’y laisse riper.
De convectifs sanglots embuent du regard,
L’opportune visée… y verrais-je céans,
Tumultueuses larmes en ce chagrin béant,
Ce flou atrabilaire ? En l’âme, il s’égare.
D’inusables stratagèmes coagulent la joie,
Y dénervent des rires, la ductile systole,
En rigaudon attifé d'une étole ;
Il parade avec grâce, si la vierge rougeoie
D'être en ces jours sevrés de jouissance,
Catin de l'incivil ; il arbore, ce fier plastronneur,
L'insigne dont la plèbe grime le sermonneur,
Harangue alors la foule, certes avec aisance,
En prévaricateur séduit sans ironie,
En béguin astreint au barguignage...
Alourdie de pogromes, la chaisière surnage
Faisant fi de discours la laissant démunie.
Ce flou d'ambitions, cet ahanant soupir,
Convainc sans mal, le laïc _ d’ascétisme,
Energise _ croit-il _ l'âme, d’absolutisme,
Confère aux monarques de l'apragmatisme,
Pouvoir despotique, règne jupitérien :
Péremptoire puissance dont le kaiser dissout
Des moindres aléas, la gêne en-dessous
Du désir nimbant le prolétarien.
Que j’aie céans, à taire ! Aurais-je de vos mots,
Aspiré contenance ? Dois-je, sans contredit,
Œuvrer en la coulisse de fallacieux édits
Éclos sous le sophisme d'un fastueux mémo ?
Les jours domptés du réclusionnaire délivrent
Des barreaux, l’émoi du séquestré banni
De magistrats... voulais-je faire déni
Du verbatim mort-né de quelque vieux livre ?
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2019
