Le galbe de Vénus, désoclé de l’artiste,
S’écaille sur la toile du peintre à bannir ;
De sa croûte mitée, percent avant de jaunir,
Des stries… aux années, elles résistent.
Du ventre froid de l’œuvre les plis
S’effritent pour laisser apparaître
Des dorures agrestes faisant naître
De ce préraphaélite empli
D’amertume, foudroyé du regard :
Triste néophyte de décombres,
Des pochades trop sombres
Sans teintes, ni d’autres fards.
Les pans de fontaines en allument
Des rais pris au flou anonyme
Du portrait retouché, d’ultimes
Carnations, d’ouateuses brumes.
Au soir, entre deux réverbères
Inondant une impasse pavée,
Trottent succubes, et profils délavés,
Sans nimbes d'atmosphère :
Fades fresques, esquisses cramoisies :
Inauthentiques craies d’un lord écossais
Aux délires plissés de songes insensés,
Ou versatile esthète féru de poésie...
J’épie du coin de l’œil, cette décrépitude !
Mon cœur saigne, je l’entends soupirer
En l’acmé venu là, l’emmurer
De plaintes encagées d’hébétude.
Armand Mando
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