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vendredi 9 décembre 2022

IDEALISME CREUX

IDEALISME CREUX

 

J’ai tant pleuré dimanche, avant de m’assagir,

Ripé sur des matins où l’âme s’égratigne

Aux ronces d’un futur indécent, indigne,

Que le temps m’a cloué, pour me voir réagir,

Au faîte d’espérances dont viennent mugir

Les fiévreuses entrailles de pénibles guignes.

 

Ai tant bavé silences au creux du devenir,

Clabaudé pérore à l’ouïe des nantis

Enrubannés de ganses... anéantie

Du présent en sa lie, et sans s'en prémunir,

 

L’ivresse la plus folle, aux cépages de joies

Trop souvent brocardées de la gent altière

Dont la condescendance émue l’alfatière,

Autant que le péon, ou le noble Albigeois.

 

J’ai tant des souvenirs, isolé les clichés,

Claquemuré sans autre le truisme,

Que des communs poncifs, l’angélisme

Etarque encor du songe l’onirique nichée.

 

Aux factices noces d’amours désaccordées,

S’efface peu à peu l’espoir de voir renaître

Aux désirs dont l’idoine évince le paraître,

L’exigible ressource de l’être procordé.


 Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022