Dansent les jours, et les glaçantes nuits ;
Souvenirs, rêves, déconvenues,
En la mémoire de pâles ingénues
Pleurent matin au seuil de l’ennui.
Flottent encor aux hivers grèges,
Des congères engerbées aux portes ;
Les vents froids les emportent ;
Au-delà des cimes, elles s’y désagrègent.
L'enfance trotte sur les sols pentus :
Vicinales sentes en demi-teinte
Épandant de nos rires, les plaintes
Liées au spleen du candide battu.
Je me voyais embastillé de peines,
D’aveux d’éphèbes inentamés
Avachis en l’aurore… désarmés :
Prisonniers de goulues sphyrènes
Écachées sous un vieil esquif ;
Hardiment, j’en tacle l’imposture,
Et des couardises, la mâture ;
Y abdique le fretin plaintif.
Meurent en ces cortèges, les vents
Sinistrés d’atoll d'un lointain pays ;
En citadins éjectés de saillies
De lascifs hédonistes, ces servants :
Jouissifs prévenants anonymes,
Retouchent la cambrure dryade
Sublimée en d’autres accolades,
D’impudence dont les feux animent
De l’étau subversives étreintes,
Séditieux coït de fiers amants,
Noduleuses nefs en aimants,
Si figées que le remords éreinte
La rémanence d'insolvables clichés,
D'idoines fièvres ici-bas accotant
Du jubilé, et l’espace et le temps
De métensomatoses cachées.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022
