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vendredi 2 décembre 2022

ANGELINE

ANGELINE

 

Belle en ces jardins où l’amour s’acclimate

A la peau de tépides caresses ;

Plus belle au soir de lunes enchanteresses

Navigant en l’azur ; les ombres les formatent.

 

Sublime sur le port, quand rentre le marin

D’un pénible voyage… au bal de sirènes

Qui au roulement des vagues, enchaînent

L’océan bleu aux reflets cristallins.

 

Noble en l’aube fragile, aux vents chauds

Embrasant le sable gris des dunes ;

J'aimerais écluser de ses traces falunes

L’éboueuse teinte foulée des maréchaux.

 

Altière sous la toise de désirs béants,

L’espère conquise au jour naissant ;

L'absence est un leurre : appât blessant

Ou cruel gluau… au revers du néant.

 

Splendide en des notes posées

Aux dents du clavecin ; pour elle,

Les arpèges décélèrent l’allure : celle

Dont l’adagio se veut martyriser…

 

Ardente sous la brèche du spleen,

Ramifie des branches du devenir

La flèche terminale… sans céans, parvenir 

A voiler ses traces contadines.


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022