Comment plonger la nuit en vos rêves étroits,
Quand l’automne vous bride en son revers ;
L’amour en délaisse les pénibles hivers,
Au deuil de passions décimées du pantois !
Vous vécûtes jadis accoutrée de mystères,
De fades insolences, de nasillardes plaintes ;
Vos musiques enjôlaient, et de douleurs ceintes,
Les amants encavés de luttes adultères.
En foulant de vos cris l’insoluble braiment,
Ai piétiné_ peut-être de guerre lasse _
Et l’envie, et l’espoir de griffer de l’audace,
L’immodeste hardiesse étoilée de serments :
Ces feux en demi-teinte, ces flammèches nues…
Je reviens souffler, penché sur la bobèche,
La scélérate pointe accrochée en esche,
Et qu’appâtent les vents désappointant la nue.
De votre ventre clair, au puits galactophore
Dont se sustentent les larvaires marins ;
Des monts callipyges, au ponton de vos reins
Où s’égare parfois le cœur sans contrefort,
Traînent des insomnies, d’acides turbulences ;
Je m’en veux d’en gêner la manœuvre…
Je croyais_ incorrigible loup_ en l’œuvre
Parachevée dont _ faisant allégeance _
Finauds, traîtres enquillés à escient,
Dénaturent l’offrande … se voudraient oblats
D’un cérémonial où, en catoblépas,
Les visqueuses âmes font du dépréciant,
Acolyte d’un jour, zélateur sous ajour,
Promenant sa superbe au naos des serves :
Immobiles vestales de la pleine réserve
Liées de confesses aux spires d’abat-jour.
Si mes mots cognent aux silences mutants
De ressouvenance, c’est pour palier au vice,
A l'altération de possibles sévices
En berne au confort du clephte hésitant.
N’ai de Zéphyr jamais emprunté rémiges…
Je vole entre les stries de cotonneux stratus,
De remembrances moulées d’hiatus
Floutés d’élision au seuil de la grébige.
Gardez de mon espace, naïade de bas-fonds,
L’étrange parallaxe posée à l’objet du désir,
Ce frileux accessoire… avant que de gésir
Au souffle buté du ténébreux tréfonds !
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022