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mercredi 2 octobre 2019

YIN YANG


YIN YANG


De ce manichéisme emperlé de remords,

Aux risques insensés des moralisateurs

Pommadant l’intellect des vieux matamores

Qui fanfaronnent en piètres séducteurs,


Naissent le yin et le yang d’un monde en agonie,

Cosmos où les damnés aiguisent un patois

Dont personne n’aspire sans en faire déni,

La réelle substance absoute du matois.


Des madrés sacrilèges, aux pythies de foire,

S’enflent de lourds malaises dont le médium,

Ce nécromancien tire subsistance… A croire

Que ces démons en quête d’auditorium



Séduisent la femme qui vénère du noir, l’absolu,

L’homme, lui_  la blancheur écarlate de l’âme

Régurgitée du mal à l'inconsistant flux

Des frustrations premières… son drame.


C’est le yin et le yang ; il dupe des énergies,

La dualité, en alimente de la philosophie,

La réceptivité  cyclique dont Zou Yan régit

En ses écrits… ô bien fol est qui s'y fie !

  
Les prétendus bienfaits s'ils pommadent l’esprit

En galbent la démesure avec pharisaïsme ;

De ces valeurs abstraites arguant le mépris,

Nulle pensée ne se peut _ sans soufisme,



Pleinement assujettir.... rois et reines, dit-on_

Amplifient à s’en convaincre parfois,

Au plus fort de l’angoisse, au chant du baryton,

Les trochées ânonnées avec foi,



Ecernent du yin, les telluriques fièvres,

Azurent du yang, l’œil cosmographique

Dont se parent les astres, comme de la balèvre,

D’un radieux soleil aux faisceaux féeriques. 





Armand Mando ESPARTERO© copyright 2019