YIN YANG
De ce manichéisme emperlé de remords,
Aux risques insensés des moralisateurs
Pommadant l’intellect des vieux matamores
Qui fanfaronnent en piètres séducteurs,
Naissent le yin et le yang d’un monde en agonie,
Cosmos où les damnés aiguisent un patois
Dont personne n’aspire sans en faire déni,
La réelle substance absoute du matois.
Des madrés sacrilèges, aux pythies de foire,
S’enflent de lourds malaises dont le médium,
Ce nécromancien tire subsistance… A croire
Que ces démons en quête d’auditorium
Séduisent la femme qui vénère du noir, l’absolu,
L’homme, lui_ la blancheur écarlate de l’âme
Régurgitée du mal à l'inconsistant flux
Des frustrations premières… son drame.
C’est le yin et le yang ; il dupe des énergies,
La dualité, en alimente de la philosophie,
La réceptivité cyclique dont Zou Yan régit
En ses écrits… ô bien fol est qui s'y fie !
Les prétendus bienfaits s'ils pommadent l’esprit
En galbent la démesure avec pharisaïsme ;
De ces valeurs abstraites arguant le mépris,
Nulle pensée ne se peut _ sans soufisme,
Pleinement assujettir.... rois et reines, dit-on_
Amplifient à s’en convaincre parfois,
Au plus fort de l’angoisse, au chant du baryton,
Les trochées ânonnées avec foi,
Ecernent du yin, les telluriques fièvres,
Azurent du yang, l’œil cosmographique
Dont se parent les astres, comme de la balèvre,
D’un radieux soleil aux faisceaux féeriques.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2019



