NON
UM FACIAT TIBI ?
Que
ne serais-je pas !
Oui! J'ai vaincu pour naître de sang et d'esprit,
Me suis assujetti à mon Seigneur et Maître ;
Oui! J'ai la larme à l'œil quand ripaille le traître
Enrubanné de haine, d'absinthe, de mépris.
Je donne au doute palpable, sans compromissions,
Matière à réflexion ; j'en entaille l'aphorisme…
Mes mains tracent du temps, le grincheux empirisme,
Mes doigts en épaississent l'emphase d'éclosion.
Mes espoirs alunés en des orbes lointains,
Périssent peu à peu, de vos ides tronquées ;
J'y vois sans craintes, sans jamais abdiquer,
Les sinistres mouvances s'effeuiller… dès matin.
La lumière du jour pénètre mes absences,
Sans en circonvenir de l'aura manifeste,
Le trouble équidistant du larvaire bupreste,
Dont l'orgueil envenime
l'influx de tolérance.
En des nuits épurées, mon éclipse réajuste
Des lointaines entorses, la notoire souffrance,
Afin qu'il m'en souvienne, en cette déshérence,
Des jours pleins où les brumes vétustes
Pendouillaient de mes rêves cuivrés, ces soleils
Mis en berne sous l'arche solsticiale, ce Phébus
Manœuvré de pompeux cauchemars, tylenchus
Rongeant de mon répit, le généreux sommeil.
Des heures qui m'aspirent au tunnel de l'oubli,
Aux fragiles minutes pulsées de la flagrance,
Mon double flou surnage sur les eaux de l'enfance ;
Là, l'onde y balaie de l'obstacle, les vagues affaiblies.
Armand Mando
ESPARTERO© copyright 2019


