Muselez l’oligarque dont le souffle canule
La gent de bon aloi défaite d’arrogance !
Il n’est en ce bas monde que bombance,
Gogaille de mécènes ventrus, abondance
Aux viles dionysies éraflées de spinules.
Bâillonnez l’altier podestat du royaume
Où s’affairent nonces et cardinaux
De ce prévariquât, dressé sous les fanaux
De la Rome stérile domestiquant l’homme !
Un jour, verrez pousser au naos de l’âme,
Le péché accroché aux rites d’allégeance,
L’impiété du servant qui de la résurgence,
Anime la folie en des remords agames…
Quand l’offense bague du catéchuménat
Sous blanc chrémeaux, l’offertoire,
Aura sacramentelle, rites ostentatoires
Aliènent le naïf raillé du mécénat.
Lors, l’étrange pénètre du cérémonial,
La grandiloquence, avant de la mucher
Aux funestes décombres, sans en effaroucher
L’idéologue pris au rets de moniales.
Je regarde blanchir en l’aurore blessée
Les dernières traces de ce vexant hiver,
Et qu’empruntent les vents... trop sévères
Pour calmer du rite l’exsangue resucée.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022