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lundi 17 février 2020

LAVIT LITORE*


 


LAVIT LITORE*
Rejetés sur la rive

Balayant du ressac, toute la spumescence,
Les voilà sur nos rives meurtries !
Ils imbibent des vagues, la quintessence,
Les voilà, repentants et contrits !

Les déchets d’un temps ayant tourné de l’œil,
S’entassent en nos vies de manants affligés
A l’idée de pousser du vaniteux cercueil,
Les altières rémiges ici-bas, érigées

En d’infâmes utopies de calotins ;
Dénudent de la foi, l’habitacle pansu…
Ascétiques aux songes incertains,
Souffle mort-né ; sans l’avoir jamais su,

La nuit, s’encanaillent en estaminets
"Volutés" de pétun d'ivrognes estropiés
Briguant l’éphémère noblesse du minet,
Du damoiseau qui viole, sans expier_

La Divine Parole, Les Oracles ; J’aime
A me souvenir des joies Célestes, ces cris
Trompetés d’anges maudissant l’anathème ;
Le Prophète par Le Sang versé, les décrit.


Des chorus d’imprécateurs mutants,
Aux funestes louanges de macchabées,
Les manichéens alourdissent le temps
D’un froid tempo ;dynamisent d’emblée,

Le crédule assoiffé de rituels, d’hosties,
Le sectateur de la Rome papale
Ce pédéraste fardé d’immodestie,
Sacristains d'obédiences, rivés au pal

Du péché englué aux vices de Sodome
Dont le sinistre abuseur, d'un titre
Conférant, disent les prélats, à l'homme
Plein pouvoir derrière le pupitre.


Sur la rive noircie, le cosmos et ses frasques,
Soignent leurs blessures ; ils ont brisé
Le bréchet d’enfants nus sous la vasque
Du destin, ce fatum, par trop martyrisé.




Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020