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dimanche 22 septembre 2019

PEREGRINO COGITATIONES*


PEREGRINO COGITATIONES*
Pérégrines pensées


Du sommet des collines, aux plaines dégarnies,

Chantent nos plus belles années….

Les bouquets gardent encor, malgré les fleurs fanées,

Un incroyable musc… En suis-je donc prémuni ?



La chaleur de ta peau alimente mon feu,

Lorsque la profondeur émane de tes rires

Me pousse à avouer, à défaut d’en rire,

Les miscibles faiblesses aliénées à ce jeu



Fardant l'âme humiliée… sincère ? Oui,

Je peux l’être ! Aussi, ai-je pris le temps d’arracher

De mes peurs, pour les en retoucher,

Les noduleux  stolons de l’absence enfouie



Aux temps morts perturbés de blandices,

D’impartiales soufflées dont l’arrogant zéphyr

Semble réanimer de la face porphyre,

L'évidente pâleur, sans autres artifices ;



Elle pigmente l'ovale du mafflu inviolé,

Caresse, quand s’enflamment mes doigts,

Le contour, qu’en peintre maladroit,

Mon étoupe macule d’un lavis violet.




Apprends-moi le silence poétisant l’angoisse

De l'amant repu quand point matin !

Quand s'éveille vaincu ton duveteux satin ;

J'en sculpte du pubis que le désir défroisse,



L’épais tertre gonflé de désirs insultants

Dont j’arpente l’allée ! Tant pis si je m’y perds !

Pourrais-je en ces folies égarer mes repères,

M'épuiser de geignements latents ?



Cette quérimonie tacle en moi la morale,

Usurpe des principes, la roide mécanique ;

Affolé, sans espoir, au bord de la panique,

J’effeuille des remembrances, le râle



Excédant la sépia d’anamnèse _ qui l’eût cru ?

Je ride le portrait agrémenté d’eau forte ;

Puis en aquafortiste... loin de toi,  j'emporte

L'enjôleuse esquisse au mordançage écru.



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2019