pinterest

vendredi 20 décembre 2019

PRINCIPEM DELECTANTQUE*


PRINCIPEM DELECTANTQUE*
Le prince charmant


Il vieillit devant l'âtre de décembre,
Agonise lentement en l’hiver, désarmé ;
Son cœur impénitent de pierre d’ambre_
Se déversait alors, en larmes périmées.

Séducteur de rosières blessées, d'amantes
Mouchoir au bord des lèvres, brisées d’incertitudes,
Il s'agrippait au pal de la déliquescence ; l’attente
Pour seul témoin… triste décrépitude ! 


Où est la vierge outrée, la pucelle
Accusant l’indécence ? dévoile t-elle de l’âme,
L'aveu contraire aux préceptes cruels,
S'il sophistique l’affect, et sublime la dame ?


Hier, il charmait l’altière odalisque,
Défroissait ses dentelles de sultane stressée,
Aveuglait la perverse sevrée de ces trochisques
Oignant d’embrocations son assaki blessé, 


Tombé du palefroi malade, chu, avant même
De longer l’estuaire pubien d’ingénues,
Dont il domptait de la gorge trop blême,
Gonflée d’excitation, le galbe de chair nu

Dont le corps en errance, trop plein
De frénésie faisait fuir du sang mort,
L'adultisme arc-bouté de ses reins
Ses hanches au roulement sonore,

Et qu'enivrent le vieux prince en disgrâce ;
Il ripe du remords salutaire, du regret,
Sous les plissures de l’impavide face
Du bretteur épié... peut-être de trop près. 





Armand Mando ESPARTERO© copyright 2019